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Appréhender les 3 types de stress : fuite, lutte et inhibition

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Savez-vous que votre stress obéit aux mêmes mécanismes que ceux permettant la survie d’un animal dans son milieu naturel ? Chaque fois que vous allez ressentir du stress, vous allez d’ailleurs enclencher l’un de ces 3 types de stress à travers des réponses stéréotypées : la fuite, la lutte ou l’inhibition, de manière inconsciente, instinctive et ne nécessitant aucun apprentissage. Je vais vous aider à comprendre quelles sont les origines de ces mécanismes et apprendre à mieux les gérer.

Le stress au temps de la préhistoire

Lorsque vous êtes sous stress, vous allez déclencher trois programmes qui vont se succéder l’un après l’autre, selon le succès ou l’échec du précédent pour éloigner le danger perçu. 

Sans le savoir, nous réagissons exactement comme du temps de la préhistoire. En réalité, nous avons toujours les mêmes réflexes que nos ancêtres lorsque nous sommes face à un danger, comme un prédateur dans la savane ou un collègue un peu trop agressif. Globalement, nous ripostons selon trois stimuli, destinés à nous aider à nous sortir des griffes de ce danger.

Le stimulus de danger

Imaginez, vous êtes à la préhistoire et vous parcourez la savane à la recherche de nourriture. Soudainement, vous apercevez un lion des cavernes qui vous regarde de loin. 

Après un court moment de stupéfaction qui vous paralyse, vous avez une réaction primitive individuelle qui vous encourage à fuir. Cela correspond à une demande immédiate de protection pour échapper au prédateur.

Cette situation engendre une réaction émotionnelle : la peur qui vous exhorte à trouver une solution de transition. Autrement dit, même si vous êtes limité dans vos agissements, c’est le moment pour vous de passer à l’action.

Le stimulus de dommages et d'injustice

Vous n’avez pas réussi à vous échapper à temps et le lion vous a rejoint. Il essaie de vous mordre, de vous griffer, mais vous êtes bien décidé à vous en sortir. 

Votre première réaction primitive individuelle est de lutter et de vous débattre pour vous échapper. Dans le même temps, vous avez une deuxième réaction primitive, mais sociale cette fois-ci, qui est d’appeler à l’aide pour stopper ses agissements.

Vous subissez des dommages (ou une injustice) et cela a pour effet de provoquer une réaction émotionnelle : la colère. Vous allez tenter par tous les moyens, de transformer cette situation pour aboutir à une plus sécuritaire.

Le stimulus de perte

Vous n’avez pas réussi à vous enfuir et personne n’a entendu vos cris, le lion a maintenant votre bras blessé dans sa gueule géante. Cette situation extrême correspond au stimulus de perte et va vous encourager à vous replier sur vous-même selon une réaction individuelle. 

Vous êtes complètement bouleversé par la situation et des larmes coulent sur vos joues. Vous appliquez ici une réaction primitive sociale qui vous encourage à être consolé et aidé.  

Lors d’un stimulus de perte, vous avez une réaction émotionnelle : la tristesse. Vous avez conscience de votre perte, mais c’est le moment de l’acceptation et de croire profondément en vous et vous pouvez aussi compter sur les autres pour vous aider à gérer cette situation.

Pourquoi obéir encore à ces 3 types de stress préhistoriques ?

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Nous n’évoluons plus dans un milieu hostile dans lequel nous pouvons nous faire manger par un lion, comme c’était le cas au temps de la préhistoire. Et pourtant, notre environnement peut être source de tension ou de danger, et continuer à générer les 3 types de stress acquis par l’homme au cours de son évolution.

Le stress de fuite

Vous avez peut-être déjà ressenti ces sensations lorsque vous devez vous exprimer devant un danger réel ou imaginé : par exemple, présenter votre nouveau projet devant la direction. Votre cœur s’accélère, vous respirez plus rapidement pour favoriser l’oxygénation des tissus, et l’adrénaline, qui vous envahit, vous génère même de légers tremblements. 

Le stress de fuite vous communique un ressenti d’insécurité et d’oppression, destiné à donner une envie vague mais efficace que vous « seriez mieux ailleurs et dans les plus brefs délais ».

C’est donc le moment pour vous d’agir malgré ces contraintes.

Le stress de lutte

Si la première réaction n’a pas permis de fuir (tout le monde est déjà arrivé à la réunion), votre auto-programme primitif déclenche alors la deuxième réaction dont il dispose pour faire face au danger : la Lutte.

Vous allez vous retourner contre “l’agresseur” (un collègue qui interroge ouvertement votre projet), vous allez tenter de le repousser et le dissuader de continuer.

Cela fait partie de notre programme génétiquement implémenté au cours de l’évolution, conçu pour compenser notre ressenti de faiblesse devant un ennemi initialement évalué comme dangereux.

Le stress d’inhibition

Pendant « l’attente en tension », le stress d’inhibition va lui permettre de minimiser votre présence aux yeux de l’ennemi : respiration silencieuse (d’où les sensations d’oppression respiratoire), constriction des vaisseaux  sanguins pour conserver au mieux votre chaleur et votre énergie (d’où la sensation de froid), puisqu’il faut désormais « résister » jusqu’à ce que l’agresseur s’en aille.

Le stress d’inhibition permet aussi, sur un plan social primitif, de se soumettre devant un dominant. Ce comportement social soulage ce dernier de son besoin de dominance ou simplement lui laisse la priorité pour la consommation de ce qu’il veut : aliments, relations sexuelles, pouvoir, etc. Le stress d’inhibition sert ainsi à abandonner un comportement considéré comme dangereux ou une situation prolongée de non-contrôle. 

Vous ne devez pas culpabiliser de ressentir ce stress, car comme pour les précédents types de stress, vous devez comprendre que le stress d’inhibition n’est pas volontaire, et que des méthodes et des pratiques sont nécessaires pour arriver consciemment à reprendre le contrôle.

Et c’est là, la clé, en prenant conscience de ces 3 types de stress, vous pouvez d’ores et déjà commencer un travail pour observer et comprendre correctement vos réactions “inconscientes” dans ces moments angoissants. Pour gérer votre stress, vous devez alors prendre du recul afin d’appréhender sereinement certaines situations, et réussir à reprendre la main sur vos programmes primitifs. Demandez de l’aide quand c’est possible et surtout, ne vous découragez pas devant les obstacles. 

Pour évaluer votre degré de stress au travail, je vous invite à faire le quiz que j’ai spécialement élaboré pour vous. N’oubliez pas que je suis à votre disposition pour discuter de vos difficultés et vous aider à les surmonter.

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Will
Will
Avec une carrière de manager et de coach, je suis passionné pour accompagner des hommes et des femmes dans leur développement personnel et professionnel afin de les aider à réaliser eux aussi leur potentiel.​
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